[printemps en béarn] #1

alors que l’actualité nous impose un confinement et qu’une certaine morosité plane, mon activité professionnelle, aquarelliste plein air, m’amène quotidiennement à sillonner les routes du béarn dans le respect des consignes sanitaires afin d’éviter la propagation du coronavirus.

régulièrement, je partagerai mes travaux sur les différents réseaux sociaux que j’anime afin de vous faire profiter, modestement, de l’explosion du printemps. je publierai certaines de mes aquarelles, les dernières, celles saisies dans les rues de lescar ou dans notre belle région.

pour l’artiste que je suis, le printemps est une saison particulière dont il est impossible de faire l’impasse. la vie reprend ses droits avec impatience. l’explosion de la végétation apporte une grande légèreté aux paysages qui se trouvent rehaussés de couleurs acidulées, fraiches… la légèreté de la peinture à l’aquarelle, telle que je la pratique, est propice à rendre cette beauté éphémère.

par cette “intrusion” volontaire et régulière sur vos écrans, j’espère vous apporter un peu poésie et de beauté. avec cette fenêtre ouverte, je vous invite à re-découvrir l’environnement qui vous entoure, à vous le re-approprier, à l’apprécier.

le 26 mars, je me suis rendue, entre saint-faust-de-haut et aubertin, dans la vallée de la juscle pour peindre le pont romain ou roman, c’est selon. les premières feuilles des noisetiers sortent, les fougères commencent à dérouler leurs feuilles alors que les ronces ont toujours leur tenue d’hiver : des lianes aux couleurs chaudes. d’ici à quelques semaines, le petit pont sera entièrement recouvert d’une végétation abondante…

Vallée de la juscle (aubertin, 64 – France), aquarelle plein air, Cécile Van Espen, 30 x 40 cm, papier sans acide, 425 g/m2, 26 mars 2020

9 réponses sur “[printemps en béarn] #1”

  1. Cécile bonjour
    Suite à ton échange avec Christiane … sur ton dessin au crayon papier, tu as placé le pont et ensuite la végétation ?
    Ou le contraire ?
    Annie
    Participante aux ateliers de la Cueillette de l’Aragnon

    1. Bonjour Annie, sur ma feuille blanche, je pose une légère esquisse au crayon. Le trait très léger car le papier que j’utilise est extrêmement fragile, il ne supporte pas le gommage. Du coup, le pont est placé.
      A l’aquarelle, je l’habille des différents végétaux. Une fois la flore peinte, alors en quelques coups de pinceaux, je peins le pont entre les herbes tout en préservant la lumière. Attention !, j’ai peint l’eau en tout premier, juste après avoir fait l’esquisse.
      A toi de prendre le pinceau…

      1. Merci Cécile pour toutes ces infos … je les mémorise …🤗😇
        oui j’ai pris le pinceau aujourd’hui … j’étais au col de l’Aubisque
        ( pas physiquement) a l’aide d’une photo d’avril 2019.
        C’est une évasion pour quelques heures …que du bonheur …
        Annie
        Participante atelier Cueillette de l’Aranon

  2. Mais comment as-tu fait pour garder les blancs pour les plantes? Sans “reserve avec du drawing gum ou autre je ne vois pas comment tu peux y arriver. Christiane

    1. Bonjour Christiane, garder ses blancs au naturel c’est possible ! je commence toujours mon aquarelle par les éléments que je veux mettre en valeur : ici, l’eau puis la végétation du premier plan. Le pont et ses arches ont été peint presque en dernier…

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